Billetterie
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Que deviennent-ils #1

Mikail Karahan et Diego Salles
Artistes du 40e Festival

Ils sont à nouveau réunis dans le spectacle SOMBRA, une production GOP, et viennent de s’installer à Münster, après plus de soixante représentations déjà.
C’est seul face au groupe que Mikail apparait sur scène : c’est le thème, l’organisation d’une vie en société, avec l’intégration progressive de celui qui en est d’abord écarté.
« C’est mon côté décalé qui a décidé le metteur en scène à me donner ce rôle. Je suis toujours un peu à côté, à part »
Singulier en effet, comme on l’a vu apparaitre sur la piste du festival, longue silhouette rouge, longs cheveux relevés, regards intenses vers son public… Il est venu swinguer – et glisser - à la roue sur un tango.
« Si mon numéro est devenu d’humeur comique, il y a une petite raison à l’origine : un jour, à l’entrainement, j’ai oublié de retirer mes chaussettes. Mon professeur m’a dit : eh bien, garde-les,profites-en, tu verras bien ! J’ai donc appris à contrôler un nouvel équilibre, tout à fait différent.
C’était très contraignant au début et je me disais Life sucks !, parce que c’était très agaçant. L’expression a donné le titre du numéro : Life socks,un petit jeu de mot autour de mes chaussettes ! »
Mikail continue d’affirmer sa proposition, tirant tous les enseignements de son passage à Paris : « Dans Sombra, j’essaye d’être plus précis, plus rigoureux dans le déroulé du numéro. J’apprends à être plus juste dans mes mouvements, moins fragile. Mais toujours décalé, puisque ma performance dans ce show me montre à la recherche de ma place à trouver au sein du groupe ! » Toujours singulier, donc. 

Tout comme Diego.
On se souvient de l’image saisissante d’un artiste montant droit, tête enfouie dans son tissu, identité masquée.
C’est tissu accroché à la branche d’un arbre de la forêt de SOMBRA qu’apparait la silhouette de Diego. L’image est toujours aussi belle. Le clair-obscur de ce décor boisé lui va bien.
« SOMBRA montre que tous les opposés sont nécessaires. L’ombre et la lumière.
A Paris, je ne savais pas comment on réagirait à mon numéro, à cette quête d’identité que je veux montrer. Mais le public a été généreux et réceptif. J’ai vu qu’il était prêt pour ce changement-là :  le cirque n’est pas seulement un divertissement avec prise de risque, mais il peut aussi être porteur de message. J’en étais déjà certain, bien sûr, mais mon premier passage au cirque de demain me l’a confirmé. Du coup, je suis très à l’aise ici pour présenter cette performance, que j’ai appelée Genèse.
Paris m’a appris encore plus à écouter le public. Ici, il est très proche, on est très exposés.
Je peux sentir la tension évoluer au fur et à mesure des informations que je transmets ».

Présent aussi dans le spectacle, Akira Fukagawa, artiste ayant participé au 37èmeFestival.

Florence Douroux

 

 

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