Billetterie

Que deviennent-ils #5

Dorian Lechaux, Ronan Duée,
37e Festival

Leur maitre-mot est le risque.
Leur humeur est l’humour.
Leur ambition serait certes de changer le monde, mais ils patientent !! En attendant, ils se provoquent, pour s’éveiller, se révéler, se transformer. On les a reconnus. Ronan pédale en monocyle, Dorian s’interpose. C’était sur la piste du 37e Festival.

Depuis… Leur compagnie Puéril Péril n’est pas loin de fêter ses 5 ans.  Et trace sa route.

Avec leur spectacle BANKAL, Dorian et Ronan ont entamé une belle tournée d’été, avec plus de 60 dates entre Mai et Octobre. Sur leurs tabourets rouges, ils jouent sur le fil d’un équilibre toujours plus improbable, toujours plus risqué, toujours plus impertinent. C’est le thème.
« Nous venons expérimenter des risques sur scène, transmettre une vraie tension au public, puis rebondir dessus ! »
Dorian est celui qui parle beaucoup, provoque : « je suis nerveux et rentre-dedans, je saute sur tous les imprévus ! »
Ronan vient évidemment contrebalancer. Il est le calme, le discret.
« Quand il parle, il chuchote ! Mais attention, c’est lui qui vient générer la folie de l’autre, l’alimenter … On a l’impression qu’il subit, mais non, c’est lui qui fait subir à l’autre ». Deux caractères bien trempés, qui s’affirment et se confrontent, tout au long de ce BANKAL, où s’empilent et s’entrechoquent les tabourets de leurs défis et de leur audace… 

Et voici L’AUTRE, spectacle à 4, avec Mathis Der Maler, musicien live polyvalent et créateur de la bande son, et Rachel Salzman acrobate multidisciplinaire : au monocycle et portés, s’ajoutent banquine et roue Cyr.
« Une prise de risque avec le sujet cette fois, une histoire vraiment sombre… »
Un homme est seul, une corde autour du cou. C’est Patrick, alias Ronan, qui a décidé d’en finir. C’est sans compter cet Autre, alias Dorian, sorti de nulle part, énigmatique, insolent … La corde autour du cou, pas mal mais… « Tu peux faire mieux ! » jette-t-il à la figure du désespéré. Humour noir, ironie, mais pas seulement : sous le sarcasme, se cache le désir d’aider.
Car cet Autre n’a finalement d’autre but que de tirer le malheureux de ce mauvais pas, et de ce mauvais choix.
« A la fin, bien sûr, le public aura toutes les réponses… et comprendra pourquoi il en est arrivé là… enfin, il saura… presque tout ! »

La compagnie va-t-elle comme vous le voulez, les garçons ? « Carrément ! »
« Carrément », car Puéril Péril affiche un beau succès, et peut déclarer, avec joie, que la compagnie fait globalement vivre ses artistes.
What else ?

Florence Douroux

 

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