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Que deviennent-ils #6

Clément Malin et Caio Sorana,  Compagnie Soralino
40e Festival

Mais que font-ils ? Pourquoi lances-tu des cartons sur ton partenaire, Clément ? Qu’est-ce qu’il t’a fait ? Et toi, Caio, où cours-tu, comme ça ?
Laissez toutes ces questions.
C’est un jeu d’adresse teinté d’improvisation. Leur premier spectacle INBOX, toujours en tournée, connait un beau succès, de même que leur numéro LA PILE, joué pour la première fois, lors de la 40ème édition du Festival.
Ils en parlent.

La compagnie Soralino, ses impers, ses chaussettes, ses confettis et… ses cartons :  voici Clément et Caio. Sourire aux lèvres et dans le cœur.
« Soralino », un condensé de Malino, surnom de Clément Malin lorsqu’il était enfant, et de Sorana, le nom de famille de Caio. « Identitaire et efficace, non ? »

« Ce qui s’est passé au Festival était puissant. Cette ambiance nous a donné de la force et nous a fait gagner en confiance, car si ça s’est bien passé là-bas, alors on peut jouer partout ! Au Phénix, on a compris que notre base était solide. »
INBOX est la première création de ces deux joyeux complices. Si une dizaine de jours leur a suffi pour imaginer 40 minutes de bonne humeur et d’adresse, quelques 200 représentations plus tard, le spectacle s’est enrichi de mille petites trouvailles.
« On aime chercher. On s’invite sur scène, tout comme on invite le public. On a acquis une compréhension rapide de l’autre. S’il y en a un qui part dans une direction, son partenaire le comprend très vite. Dès lors, on peut multiplier les blagues, les imprévus, les improvisations. On joue beaucoup à ne pas respecter nos rendez-vous. On se fait courir, on se fait marcher, et pas qu’un peu, par des séries de mini-invitations ».
Clément joue de l’accordéon, Caio jongle avec des massues - quelle fluidité, regardez-le ! - Ils jonglent aussi avec les cartons, lancent des confettis au public, se décochent des coups de pied à la dérobée, se chipotent. Clément est très à l’aise à l’échelle libre.
Ça marche bien. Très bien, même.

« Le Festival nous a aussi permis de lancer notre numéro LA PILE, un condensé de INBOX : ce n’est plus un café allongé, c’est un expresso. Mais c’est toujours notre café !»
Une pile …de cartons, évidemment. Car après avoir jonglé, shooté et chahuté, lancé et rattrapé les cartons du pied ou de la main, au rythme léger de la Truite de Schubert - une trouvaille ici ! - les voici à l’oeuvre pour les empiler.
« Bien sûr, on voulait toucher la toile, mais c’était tout de même très haut ! C’est là, le risque ultime de ce numéro : éviter une chute trop rapide ! Pendant qu’on monte la pile, il faut emmener le public avec nous, et donc savoir le lire ; le public connaisseur du Festival, ou le public des 500 enfants devant lesquels nous avons joué 48 h après en Palestine… Eux n’avaient encore jamais vu de cirque !
Les connaisseurs, il faut les surprendre encore, même dans ce qu’ils connaissentd déjà, c’est le challenge. Quand le public ne connait pas, on guette chaque petit moment qu’il aime, ce sont nos ouvertures, et c’est toujours une découverte. Chaque ouverture, nous la prenons avec un gros OUI, ce sont des pistes à explorer sans hésiter, dès le lendemain si on peut ! Aujourd’hui, on a eu une intuition : si nous faisions des cadeaux au public ? Des fleurs, des valises, plein de choses… on va essayer, on va ouvrir et ouvrir… »

« Ouvrir » est un mot clé chez « les Soralino ». Il en dit long sur l’état d’esprit des deux artistes.
Lorsque s’effondre leur tour de Pise- car elle doit bien finir par le faire - le public est légèrement déçu et c’est bon signe, signe que l’attente de cette inévitable chute a été délicieuse.
On attend maintenant de les retrouver dans une prochaine création du Cirque du Soleil, qui verra le jour en Avril 2020.

Florence Douroux

 

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