Billetterie

Que deviennent-ils #4

Darya Vintilova

Médaille d'Or du 27e Festival en 2006,
Guest du 35e Festival en 2014,
Membre du jury du 40e en 2019.

Chic…issime en longue robe noire, flamboyante en rouge vif, ou rayonnante en bleu « Saltimbanco », Darya Vintilova a marqué le Festival de son empreinte à trois reprises.
C’est du Mexique, où elle joue actuellement dans « Joyà », spectacle immersif du Cirque du Soleil, qu’elle évoque « son histoire à Paris ».

« La première fois, j’étais toute jeune, 16 ans, je venais avec mon numéro dans Saltimbanco.
C’est Victor Fomine, bien sûr, qui me longeait. Je n’avais pas d’attente particulière, j’étais là pour en profiter et faire de mon mieux.
Et j’ai gagné la médaille d’or ! lorsque mon père me l’a annoncé, je n’osais pas le croire !  Je ne l’ai vraiment réalisé que lorsque j’ai eu la médaille autour du cou !
Par la suite, j’ai encore travaillé pendant 5 ans avec le Cirque du Soleil.
Puis j’ai navigué toute seule pendant des années. Je voulais retravailler ma technique. La technique du trapèze avait évolué pendant ce temps-là (les figures, la ceinture, le poids du trapèze...). Je voulais suivre cette évolution. Mais pas seulement. Réfléchir au monde qui nous entoure et jouer avec plus de conscience et de connexion devenait un besoin, un objectif ».

« Lorsque je suis revenue en Guest, c’était complètement différent. J’avais un look rock, une musique puissante, beaucoup de jeu. J’avais intégré toute ces changements.
C’était moi, Darya Vintilova au trapèze, avec ce message : continuez de vous battre pour vos rêves, n’abandonnez jamais.
Dans ce numéro, je dis la passion, le rêve, l’amour, ici et maintenant, intensément présente pour vivre ce moment pour lequel j’avais tellement travaillé.
En plus, c’était la guerre en Ukraine. J’ai eu des retours de gens me disant qu’ils avaient vu mon numéro, que cela les avait encouragés. Une Ukrainienne au trapèze les avait touchés ! On ne sait jamais l’impact qu’on peut avoir, mais là je l’ai compris. J’avais véhiculé quelque chose qui avait redonné espoir. Quel choc !

Ensuite, je me suis demandée comment revenir à Paris, continuer cette histoire avec le Festival… Lorsque j’ai vu que certains « anciens » faisaient partie du jury, je me suis dit : pourquoi pas moi ?
J’ai participé à beaucoup de festivals, et je me suis souvent demandée comment cela se passait de l’autre côté de la table !
J’ai donc été membre du jury au 40ème.
Heureusement, je ne connaissais aucun artiste personnellement. Car il faut être honnête, ne privilégier personne. Tu te retrouves à la même table que certaines personnes que tu estimes plus haut placé que toi, et il faut assurer. C’était un privilège d’être à cette table.
Bien sûr, j’ai eu des coups de cœur pour certains artistes, mais je les ai tous appréciés, estimant qu’il y avait un bel avenir devant chacun d’eux.
De cette semaine, je garde un souvenir de magie.
C’est une immersion bouleversante dans la beauté du cirque.

Et je ne le cache pas, si je pouvais revenir....
Mon credo : en avant ! Bouge !¨

Florence Douroux

 

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